Ras
le bol général
Depuis 1992 les captages d'eau destiné à la population
devraient faire l'objet de périmètres de protection. Cela
se traduit par des contraintes d'exploitation sur les surfaces concernées.
Dès 2001 la nouvelle municipalité a entrepris d'acheter des
terres pour les échanger avec les terrains concernés par
la protection du captage.
L'opération a donné lieu à de multiples négociations
sans résultat.
Lors des voeux en début 2007 le maire s'est exprimé sur
le sujet:
"Dès notre arrivée, en matière
de sauvegarde de la ressource en eau, notre souhait a été
la mise en place de périmètres de protection afin :
•d'améliorer et de préserver
notre ressource,
•d'en garder la maîtrise et la distribution,
•d'avoir une eau de qualité et en quantité
suffisante,
•de tendre à terme à une autonomie,
•de respecter la Loi,
•et surtout, de ne pas être obligés
d'augmenter le prix de l’eau de manière excessive.
Malgré le patient
travail entrepris, nous constatons que ce dessein n'avance pas. Le but
d'une Commune n'est pas d'acquérir des terres pour les exploiter
mais de les réattribuer aux agriculteurs concernés par les
périmètres de protection des captages. Ainsi, les bénéficiaires
retrouvent le même potentiel qu'avant la mise en place des périmètres.
Est-il alors normal, lorsque la collectivité
cherche à constituer ces réserves foncières, que trois
agriculteurs, pour des intérêts divers, soient prioritaires
par rapport à l'ensemble de la
population et contribuent, ainsi, à
empêcher la mise en place de périmètres de protection?
Est-il normal que la SAFER, instance où la profession agricole et la Chambre d'Agriculture ont le monopole, privilégie ces trois agriculteurs en leur attribuant 3 hectares de terres chacun, plutôt qu'à la Commune, et ceci au détriment de l'intérêt général ? Que font les pouvoirs publics?"
Alors chacun y est allé de son communiqué
et a exprimé son ras le bol.
L'AQV et la FDSEA sur Ouest France:
L'association Eau et Nature sur l'Ouest France